Fédération Régionale d’Agriculture Biologique de Nouvelle-Aquitaine

Cadmium : le réseau bio se mobilise pour défendre des pratiques qui protègent les sols et la santé

Le 25 mars 2026, l‘ANSES a publié un rapport sur les leviers permettant de réduire l’exposition des français au cadmium, un métal lourd classé cancérigène, notamment présent dans certains engrais phosphatés importés.

Un sujet qui concerne directement les pratiques agricoles… et qui vient rappeler le rôle de l’agriculture biologique. Car le cadmium s’accumule dans les sols, contamine les cultures, puis se retrouve dans nos assiettes. Réduire cette exposition est donc un enjeu de santé publique, mais aussi un enjeu agronomique sur le long terme.

Dans ce contexte, le rapport met en lumière les liens entre pratiques agricoles et contamination des sols. Une avancée importante, saluée par notre tête de réseau, la FNAB… mais qui conduit également à une demande de rectification. On fait le point.

 

Une confusion à corriger : bio et conventionnel ne doivent pas être mis « dans le même sac » 

La FNAB alerte sur un point essentiel : le rapport établit une équivalence trompeuse entre agriculture biologique et agriculture conventionnelle, en termes de réglementation et de pratiques.

Or, en agriculture biologique :

  • les engrais phosphatés de synthèse sont interdits,
  • les intrants sont strictement encadrés.

Ces mesures contribuent directement à limiter les apports de cadmium et à réduire les risques de contamination des sols et des aliments.

 

Un réseau qui agit pour rétablir les faits

Face à cette approximation, la FNAB s’est immédiatement mobilisée pour défendre vos pratiques et rétablir une information juste :

Cette mobilisation a permis de porter le sujet dans de nombreux médias (RTL, Libération, France Culture, Sud Ouest…), et de replacer la bio dans le débat public.

 

Producteurs et productrices bio, ce sujet est une opportunité pour valoriser vos pratiques

Cette actualité vient conforter des messages essentiels pour vos fermes et vos échanges :

  • La bio fait partie des solutions face aux enjeux de contamination des sols
  • Vos pratiques réduisent déjà l’exposition au cadmium
  • Vous êtes en première ligne pour expliquer et incarner ces enjeux auprès du grand public

Il est donc important de rappeler que l’agriculture biologique repose sur une logique simple : prévenir plutôt que guérir, en limitant les sources de contamination dès l’amont.